Nectar

Auteur(s) : Olivier Humbert

Un thriller érotique aux héros houellebecquiens, dont le suspense haletant et l’ironie

vous tiendront en haleine jusqu’à la dernière page…

#polar #horreur #érotisme

11 juin

  • Format
  • 1 heure
  • Soft

RÉSUMÉ

 

Séduisant et intelligent, Olivier a tout pour plaire. En apparence du moins, car il cache un problème de taille : à vingt-cinq ans, son activité sexuelle est proche du néant. Mais il n’a rien d’un puceau comme les autres : depuis sa puberté, son sperme est aussi corrosif que l’acide ! Depuis un premier « accident » à l’âge des premiers amours, il se contraint à une vie de moine, travaillé par des fantasmes et des pulsions sexuelles de plus en plus difficiles à réprimer. Et puis, un soir de faiblesse, il finit par céder à une tentation devenue trop forte… Son acte changera à jamais son existence.

 

Que fera-t-il de sa libido dévastatrice soudain libérée ?

 

Un thriller érotique aux héros houellebecquiens, dont le suspense haletant et l’ironie vous tiendront en haleine jusqu’à la dernière page.

 

TabletteNectar

 

EXTRAIT

 

« Je savoure les dernières gouttes de mon whisky, et imagine qu’elles tapissent mon palais de feuilles d’or, non qu’il soit à ce point savoureux mais bien parce qu’en ces lieux le verre coûte un bras. Je m’enfonce dans le canapé noir en mauvaise imitation cuir, et fais courir mon regard sur les contours de la pièce, dont l’ambiance tamisée est censée évoquer un boudoir.

 

La fille que j’ai demandée arrive enfin. Elle referme le rideau en velours rouge derrière elle et s’avance vers moi du haut de ses talons de quinze centimètres. Son corps est une sorte de perfection plastique presque surréaliste, grand et mince comme celui d’un mannequin. Ses membres sont finement musclés, sans doute ceux d’une danseuse de formation, à des années-lumière des marcheuses de podium osseuses nourries par intraveineuse. Ses fesses rondes et pleines bougent à peine, au contraire de ses seins lourds mal contenus par un soutien-gorge dépassé. Deux perles noires percent son visage aux délicats traits slaves, et puis il y a ses cheveux roux qui flamboient malgré la faible lumière, longs et raides, avec une frange qui lui mange le front. Les gens comme vous et moi, dans la vie réelle, ne croisent des filles comme ça que dans des lieux comme ça.

 

Elle pose ses mains sur mes genoux, penche son visage sur le mien et me demande mon prénom avec un accent russe marqué. Son haleine sent la pêche gorgée de sucre. Je bredouille « Olivier », et elle sourit en disant « Saskia, enchantée », avant de se lancer dans ce que l’on appelle ici une « danse ». Elle se déhanche lascivement au milieu de la pièce, joue avec ses cheveux, me montre toute la souplesse indécente dont elle est capable. Quand elle revient vers moi, Saskia me fait écarter les jambes pour se coller au canapé, puis appuie sur mes épaules et fait courir la pointe de ses cheveux sur mon visage. Cette seule caresse fait se tordre mon sexe sous la toile de mon pantalon, d’une façon peu discrète qui la ravit. Elle dégrafe alors son soutien-gorge et libère ses seins certes refaits mais superbement moulés, et me chatouille le nez de ses tétons tandis que ma queue supplie qu’on la libère elle aussi. Saskia s’amuse à tirer sur les attaches de son string, puis pose un pied sur le canapé et me présente son entrejambe couvert d’un tissu minuscule. Elle fait onduler son bassin en cadence sur la musique qui passe dans le club, à peine assourdie par les fines cloisons, puis se retourne et se plie en deux, m’offrant une vue technicolor sur ses fesses cuivrées. Elle s’accroupit ensuite, écarte les cuisses et mime des va-et-vient sur un sexe imaginaire. Toujours dos à moi, elle repose les mains sur mes cuisses et s’affaisse lentement sur mon entrejambe, le caressant avec l’une puis l’autre de ses fesses. Je suis au bord de l’implosion, elle le sent bien sûr et me sourit. Elle se redresse alors, trop rapidement à mon goût, espace ses pieds et se plie en deux pour attraper ses chevilles. Sa fente n’est qu’à quelques centimètres de mon visage, je n’ai qu’à tendre la langue pour l’atteindre. Sauf que, si je fais ça, elle appellera aussitôt les vigiles, qui nettoieront avec joie le trottoir du club avec mes joues. Même sa chatte sent terriblement bon, on la dirait enduite de lait pour bébé. Sur ses grandes lèvres qu’elle a pailletées, elle fait doucement glisser son majeur vernis de rouge. Je sais que je ne résisterai pas une seconde de plus, alors je l’écarte avec le moins de rudesse possible, me lève, pose l’argent sur le guéridon et disparais derrière le rideau, sachant que je la laisse derrière moi, incrédule.

 

 

C’est à la puberté que j’ai compris que j’avais un genre de « problème », et je manie là l’art de la litote, alors que j’étais pris dans le merveilleux tourbillon des mues de l’adolescence. Un petit corps maigre qui devient un grand corps maigre, la voix qui se perd dans un abîme entre les graves et les aigus, un duvet parfaitement ridicule au-dessus des lèvres, des poils épais qui poussent en mousse autour d’un sexe qui s’allonge et qui surtout est subitement en proie à d’intempestives érections… Car la puberté, avant les mutations physiques, et le besoin d’affirmation de soi (« j’ai treize ans, je suis un homme maintenant, je fais ce que je veux ! »), c’est bien sûr avant tout le sexe, qui occupe vingt-quatre heures sur vingt-quatre l’esprit du pubère. Je me souviens très bien des premiers stimuli sexuels auxquels j’ai été soumis, non par mes camarades pourtant ravissantes, mais bien par l’une de mes tantes, qui portait toujours des espèces de caleçons noirs si moulants qu’ils faisaient saillir sur son entrejambe un superbe pied de chameau. Certes, j’ai peu après eu envie de faire plein de choses avec des filles de mon âge, dont les transformations étaient bien plus esthétiques que celles des garçons. Mais malgré tout cette tante continuait de m’obséder, et quand nous rentrions des repas de famille je ne pensais plus qu’à elle et à cette forme mystérieuse entre ses cuisses, moins excité par sa vue que par le fait qu’elle en assume fièrement l’exposition à qui voudrait y poser les yeux. Étendu sur mon lit, je tenais mon sexe gorgé dans la main sans vraiment savoir qu’en faire, comme s’il tentait de me dire quelque chose, mais que je n’arrivais pas à comprendre son langage.

 

Je me souviens aussi des pages sous-vêtements des catalogues de vente par correspondance… Des dizaines de femmes souvent sans visage, voire même aux membres amputés par le cadre de la photo, des femmes troncs en somme, eh bien c’était déjà des émotions indicibles, le summum étant atteint avec les soutiens-gorges transparents qui laissaient deviner leurs tétons auréolés. Alors certes, à l’ère de Youporn tout cela semble être la Préhistoire de la branlette, mais c’était réellement tout ce que j’avais sous la main, même si je ne savais toujours pas comment me la rendre utile.

 

C’est l’année où un jeune couple s’est installé dans le pavillon voisin que tout a changé […]. »



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L'Auteur

Olivier Humbert

Olivier Humbert

Scénariste et érotomane occasionnel, Olivier Humbert aime avant tout raconter des histoires, surtout quand elles ressemblent à des séries B riches en humour cinglant et en sexe explicite…




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Les internautes de Sexie parlent de :Nectar

  1. SXI (Auteur de l’article) le

    Super livre !

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  2. SXI (Auteur de l’article) le

    Test Commentaire 2

    Répondre
  3. Ping : La Musardine lance son label numérique Sexie